Rechercher

Dépression et Activité Physique Adaptée


Bonjour à tous ! Aujourd’hui, un bon dimanche pluvieux, et donc le moment pour nous de poursuivre notre série d’articles sur le rôle de l’activité physique comme thérapie non médicamenteuse. Du coup, comme il fait gris, nous allons aborder la dépression, histoire de se motiver un peu !

Définition et chiffres :

La dépression, c’est quoi ? Il s’agit d’un trouble de l’humeur affectant notre comportement. Ainsi, certaines personnes déprimées se sentent malheureuses et tristes ; d'autres ont des difficultés à ressentir quoi que ce soit. Les personnes déprimées sont souvent en proie à des sentiments de culpabilité et d'auto-reproche à propos de se sentir inadapté, ou sur des choses qu'ils ont mal fait par le passé. Très souvent, la fatigue est associée à cette pathologie. D’ailleurs, certains dépressifs souffrent de troubles du sommeil. D'autres souffrent d'un malaise intérieur douloureux, d'agitation et d'anxiété, ce qui les rend incapables de se détendre. Enfin, l'appétit est souvent réduit dans la dépression. Dans certains cas, l'inverse est constaté – et nettement augmenté, en particulier pour les aliments riches en glucides.

Quelle est son incidence ?

Environ 100 millions de personnes en souffrent dans le monde, et les femmes sont touchées deux fois plus fréquemment que les hommes.

L’activité physique comme thérapie non médicamenteuse :

La dépression présente un impact significatif sur la santé physique des personnes, avec notamment une forte réduction de la qualité de vie ainsi que la participation et l’implication à différentes activités. La plupart des études épidémiologiques, expérimentales, ainsi que les méta-analyses attestent d’un effet bénéfique de l’activité physique sur les symptômes dépressifs.

Aussi, les individus ayant pratiqué une activité physique régulière seraient même protégés de la dépression entre 2 et 9 ans après l’arrêt de cette activité. En revanche, il semble que la marche durant nos activités quotidiennes ne soit pas assez intense pour avoir un impact sur les symptômes dépressifs chez les adultes.

Quelques résultats :

Dunn et al. ont trouvé des effets positifs modérés de l’exercice aérobie sur la dépression chez des participants occasionnels et réguliers, quel que soit l’intensité de l’exercice.

Ahmadi et al. ont quant à eux trouvé une réduction des symptômes dépressifs après 4 semaines de bodybuilding. Ce type de pratique présente une grosse incidence sur l’estime de soi, le sentiment de compétence, avec notamment l’image que renvoie le miroir après la congestion musculaire. Cependant, au moment où les résultats commencent à stagner, il est intéressant à ce moment-là de repasser sur une autre activité, pour conserver les effets évolutifs de la musculation sur le corps, et donc agir sur certains symptômes dépressifs.

Enfin, il semble que la course à pied présente des effets supérieurs chez des patients présentant un trouble dépressif. En effet, lors de la course, l’individu va effectuer tout un travail de recentrage et d’introspection, associé bien sûr à l’effort et au corps en mouvement.

En ce qui concerne les sujets âgés présentant un trouble dépressif, les auteurs ont testé 3 types de thérapies : la première de type exercice-entrainement de résistance (marcher ou courir 3 fois par semaine), la deuxième par traitement antidépresseur, et enfin la dernière en combinant exercice et thérapie médicamenteuse. Après 16 semaines, ils ont noté une amélioration significative de la symptomatologie dépressive chez tous les sujets. En revanche, 10 mois après la fin du traitement, le taux de rechute était moins important pour le groupe exercice que pour les 2 autres.

Les activités en plein air et hors du contexte habituel semblent plus efficaces, tout comme les activités aérobies ou, à court terme l’entrainement de force (par exemple lever des poids).

Concrètement, comment ça marche :

D’un point de vue physiologique, l’augmentation des endorphines (par exemple opiacés) circulantes pendant l’exercice physique aurait une action médiatrice sur les effets psychologiques, du fait de leur importance dans la régulation des émotions et dans la perception de la douleur. Ainsi cette augmentation des concentrations plasmatiques d’endorphines aurait une influence sur l’humeur et l’anxiété. L’augmentation de la température corporelle après l’activité physique a également été́ considérée comme responsable de la diminution des troubles dépressifs. L’augmentation de la température corporelle grâce à des méthodes passives, comme le sauna ou le bain chaud, semble également améliorer le bien-être.

D’un point de vue hormonal, une augmentation des neuromédiateurs chimiques cérébraux est constatée. Il s’agit de la dopamine pour tout ce qui a trait au mouvement, de la norépinéphrine concernant les adaptations au stress, et enfin de la sérotonine à propos des douleurs, de la fatigue et du sommeil.

Enfin, d’un point de vue psychologique, l’activité physique augmente la sensation de maitrise et le sentiment d’efficacité, mais pas seulement : elle améliore également l’estime de soi et l’image corporelle, de même que le sentiment d’efficacité personnelle ainsi que le détournement de l’attention des signes de malaise physique ou psychologique. Aussi, elle a trait à une amélioration des relations sociales.

Voilà pour ce deuxième article, en espérant ne pas avoir été trop loin dans les explications… Sur ce, nous vous souhaitons une bonne journée, alors que nous allons braver les éléments de ce pas. Merci à tous !


COACHING PERSONNALISÉ - ACTIVITÉS PHYSIQUES ADAPTÉES - CONSEIL - FITNESS - RENFORCEMENT MUSCULAIRE - CARDIO - BIEN-ÊTRE - SANTÉ - NUTRITION

© 2016 A&J Coaching. Anthony Colin - Julien Bombiero. Tous droits réservés.